3

Journaliste, fondateur et directeur de Presse Infos Plus
Carte de presse n°81243
Membre de l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis).

Membre du bureau du Sapig (Syndicat des agences de presse d’informations générales)

Spécialisé dans les secteurs sanitaire et médico-social : organisation, financement et politiques publiques.

Expérience et formation

 

Activités

L’ensemble de mon travail se déroule aujourd’hui au sein de l’agence de presse Presse Infos Plus créée en 2009 et qui s’est vue reconnaître le statut d’agence de presse en octobre 2010.

Si je poursuis mon travail de rédaction, je consacre également beaucoup de temps à l’animation de l’équipe de rédaction de l’agence et aux projets éditoriaux de ses clients.  L’essentiel de la production de contenus de l’agence concerne les secteurs sanitaire et médico-social.

 

Textes avec le mot-clé : réflexion

jeu 15 Jan 09 : Extraits d'info

En 2009, en retard tu seras

2008 n’y a rien changé. Le président de la République a continué à imprimer un rythme frénétique à l’actualité, forçant les journalistes au suivisme, à la négligence ou à l’épuisement. Un communiqué de presse chasse l’autre, une réforme fait passer aux oubliettes celle présentée deux jours plus tôt…

Impossible de prendre le temps du recul, de l’analyse, de la mise en perspective et, je n’ose le dire, de la critique argumentée, si l’on ne veut pas être distancé par le confrère et concurrent. Pire, prendre le temps revient à rater le début du film suivant et condamne à ne plus rien comprendre à l’histoire.

Alors, pour cette nouvelle année, plutôt que de présenter des vœux, j’en fais un : que tous les journalistes soient en retard. Que 2009 soit l’année du grand retard de l’information, et peut-être sera-t-elle celle du grand retour de la réflexion.

Sur ce, je vais commencer par envoyer mes vœux avec 15 jours de retard… Je vous aurai prévenus, ce n’est pas un retard, mais de la réflexion.

lun 29 Déc 08 : Mots numériques

Le piège du feuillet

Maître étalon. Le feuillet, soit 1500 signes espaces compris, est l’unité de mesure qui permet les relations contractuelles entre les journalistes-rédacteurs et la publication qui leur passe commande. Le feuillet est le maître étalon de la vie du journaliste de presse écrite, d’autant plus lorsqu’il est pigiste. Un maître étalon admis par tous et qui pourtant présente de nombreux inconvénients.

Aujourd’hui, chaque publication de presse fixe un prix d’achat au feuillet, selon des critères nombreux, complexes voire pour certains, très flous. Outre les problèmes de niveau de prix d’un feuillet d’une publication à l’autre, cette unité de mesure présente l’inconvénient majeur de réduire le travail du journaliste à l’écriture d’un nombre déterminé de signes. Si cela présente l’avantage de baser la commande sur une mesure objective et non interprétable, l’ensemble du travail de veille, de recherche d’informations et de sa vérification est occulté.

Dernière étape. Un journaliste doit donc régulièrement rappeler que le travail d’écriture n’est que la dernière étape de la confection d’un article et ne représente bien souvent qu’un quart du temps de travail nécessaire.

Lire la suite…

mer 5 Nov 08 : Extraits d'info

Les mots qui sourient

L’élection de Barack Obama marque également la victoire d’un autre vocabulaire. Après les années de la peur, voici les années de l’espoir. Il est frappant de voir comme le charisme du 44e président des États-Unis est porté, soutenu par des mots qui entrent en rupture avec ceux de son prédécesseur et qui noircissent les discours des hommes politiques depuis le 11 septembre 2001. Notre élection présidentielle française de 2007 avait commencé le revirement sémantique, sans toutefois parvenir à éviter la mièvrerie et la grandiloquence.

Avec Barack Obama, il n’est plus ridicule d’avoir des rêves et de fonder l’action politique sur l’espoir et la volonté de construire ensemble un monde meilleur. C’est un bol d’oxygène pour nos cellules euphoriques, soumises à rude épreuve depuis quelques années. Elles étaient asphyxiées à coup de diatribe et de discours solennels dissertant sur les guerres de civilisation, les opérations militaires, le terrorisme… Les peuples n’en pouvaient plus de se haïr et de voir en leur voisin intérieur ou extérieur un ennemi, un bourreau.

Lire la suite…