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Journaliste, fondateur et directeur de Presse Infos Plus
Carte de presse n°81243
Membre de l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis).

Membre du bureau du Sapig (Syndicat des agences de presse d’informations générales)

Spécialisé dans les secteurs sanitaire et médico-social : organisation, financement et politiques publiques.

Expérience et formation

 

Activités

L’ensemble de mon travail se déroule aujourd’hui au sein de l’agence de presse Presse Infos Plus créée en 2009 et qui s’est vue reconnaître le statut d’agence de presse en octobre 2010.

Si je poursuis mon travail de rédaction, je consacre également beaucoup de temps à l’animation de l’équipe de rédaction de l’agence et aux projets éditoriaux de ses clients.  L’essentiel de la production de contenus de l’agence concerne les secteurs sanitaire et médico-social.

 

Le piège du feuillet

Maître étalon. Le feuillet, soit 1500 signes espaces compris, est l’unité de mesure qui permet les relations contractuelles entre les journalistes-rédacteurs et la publication qui leur passe commande. Le feuillet est le maître étalon de la vie du journaliste de presse écrite, d’autant plus lorsqu’il est pigiste. Un maître étalon admis par tous et qui pourtant présente de nombreux inconvénients.

Aujourd’hui, chaque publication de presse fixe un prix d’achat au feuillet, selon des critères nombreux, complexes voire pour certains, très flous. Outre les problèmes de niveau de prix d’un feuillet d’une publication à l’autre, cette unité de mesure présente l’inconvénient majeur de réduire le travail du journaliste à l’écriture d’un nombre déterminé de signes. Si cela présente l’avantage de baser la commande sur une mesure objective et non interprétable, l’ensemble du travail de veille, de recherche d’informations et de sa vérification est occulté.

Dernière étape. Un journaliste doit donc régulièrement rappeler que le travail d’écriture n’est que la dernière étape de la confection d’un article et ne représente bien souvent qu’un quart du temps de travail nécessaire.


Lien quantité-valeur. L’autre inconvénient de ce système de mesure est d’établir un lien direct entre longueur de l’article et valeur de l’article. Or faire un bon article court est souvent bien plus ardu que de traiter le même sujet en un nombre supérieur de signes. De même, la valeur d’une information n’a aucun rapport avec le nombre de signes nécessaires pour la rapporter. Enfin, sur un plan plus prosaïque, les maquettes des journaux évoluant, afin de répondre à la demande des lecteurs, vers des formats de textes de plus en plus courts et les tarifs au feuillet n’étant que rarement revus à la hausse, les journalistes sont de moins en moins rémunérés pour un travail « avant écriture » équivalent.

En résumé, la situation n’est pas tenable par le journaliste, sauf à réduire de façon drastique le temps passé par sujet ou, mais rares sont ceux qui y parviennent, à négocier des forfaits par article ou par rubrique tenant compte de l’ensemble du travail effectué. En général, les journalistes-pigistes n’ont pas d’autres choix que de vendre plusieurs fois le même sujet, en le réécrivant de façon à l’adapter à chaque support, ou à baisser de façon dangereuse la qualité de leur travail.

Fin de règne pour le feuillet ? La piètre santé économique des publications n’incite pas à l’optimisme concernant un changement de tendance. En revanche, la montée en puissance des sites Internet d’information peut initier une nouvelle manière d’évaluer la contribution des journalistes. Le texte, court, n’est que le point d’accroche de l’information. Documents liés, liens, animation multimédia, réponses aux commentaires des lecteurs… forment un dispositif informationnel qui dépasse de loin le seul article. Un dispositif à qui il est nécessaire de donner une valeur. La logique d’Internet conduit donc par elle-même à dépasser le seul texte pour valoriser une information. Devenant le média-roi, Internet va-t-il suffisamment influencer la presse écrite pour remettre en cause le règne du feuillet ?